

Le Féeton
Je me promenais
Par un beau matin
La brume commençait à se dissiper.
Une gentille fée croisa mon chemin
D’une douce voix, me lança
D’un ton interrogateur :
-"Jeune homme
S' il vous plait
Vous n’auriez pas vu
Un petit homme
Aux ailes
Bleus argentés ?"
Je pensais
Que les fées n'étaient
Qu’imaginaires
Mais je lui répondis malgré
Mon étonnement de la voir
Bien en face de moi.
-"Non ma belle dame
Je n’ai point vu
La personne
Que vous venez de me décrire
Mais puis-je vous aider
Dans votre noble tache ?"
On se fit les présentations
Elle me dit s’appeler
Fée Kaïlly, faisant partie
De la la cour du Roi Pantois
Et assignée au service de la belle
Et gracieuse princesse du royaume.
De même, je me présentai à elle :
"Je suis Alphonse D’Alloibert
Troubadour, poète, charmeur de ses dames
Mon arme n’est pas qu’une plume
Elle est aussi l’enclume qui enterre
Les mots et morts à des lunes et des millénaires".
Je me joignis à elle
À la recherche
De ce petit homme
Elle me raconta
Son épopée a enquêté
Sur l’unique homme-fée.

Elle en était tombée
Éperdument amoureuse
Lors de sa rencontre
Un beau jour d'été
Près du lac
Aux fleurs.
Le Féeton,
Nom donné, à l’homme fée,
Était un cadeau fait
Par le Roi Pantois
À sa fille unique
La Princesse Shawanda.
Il l'avait ramené
Lors d’une croisade
Du pays
Où le vent
Ne souffle que
Sur les mauvais gens.
L’homme-fée
vivait paisiblement
Dans le nouveau royaume
Qui l’avait accueilli
À bras ouvert
Lorsqu’…

Il entendu la terrible nouvelle
Un énorme dragon vert, cracheur de braise-feu
Venant tout droit de son pays
Venait le récupérer et le ramener parmi les siens
Si chose ne se faisait pas, il anéantirait les terres
De la Princesse Shawanda dans le mois.
Le p’tit féeton
Alors se résigna et se sauva
Il prit baluchon sur son dos
Et partit se cacher loin, très loin
De la foudre qui voulait
S’abattre sur lui.
Toutes les larmes
Du corps de la princesse
Ne cessait de couler
A savoir que le petit homme
S’en était allé loin, très loin
Afin de sauver le peuple des flammes de l’enfer.
Le roi ordonna à la gentille fée
De retrouver le féeton
Et de terrasser l’affreux dragon
A la mission réussie
Il lui promit d’exaucer son vœu
Le plus cher en son cœur.
Fée Kaïlly
N’avait d’yeux que
Pour l’homme-fée
Et hop, sans y réfléchir
Elle accepta le marché
Que le Roi Pantois lui avait fait.
La jolie fée
Aux yeux bleus feutrés
Prit chemins et sentiers perdus
A la recherche de son futur époux
Et c’est à ce moment là
Qu’elle tomba sur moi.
Nous continuâmes à faire
Chemin tout deux
En pensant à la manière
De sauver le féeton et le royaume
Des griffes du dragon vert
Qui semblait très en colère.
Nous n’eurent pas l’occasion
D’en parler plus longuement
Car devant nous se trouvait
Le féeton et le repoussant dragon
Le p’tit homme était
En de bien mauvaises postures.
Kaïlly et moi-même
Prirent courage et défiâmes
L’imposant monstre
Je sortis de son fourreau,
Ma belle épée,
Forgée par feu, mon maitre-père.


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