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28 febrero

Noir et blanc



 

         

 

AMOUR EN NOIR ET BLANC

Extraits du livre de Jean-Claude COTTIER et BEATA, auteurs.
Photographies : J.C COTTIER

Laissez-vous bercer quelques instants par la tendresse,
la douceur des images et les notes d'amour
dans un livre de 70 pages. 

 Bea5

RESURGENCE

J'ai oublié les gestes qui nous unissaient
J'ai oublié même comment tu souriais.
Aujourd'hui tout s'est estompé
dans la poussière du passé.

J'ai oublié le parfum des draps après l'amour
J'ai oublié ces instants heureux mais trop courts.
La naïveté de nos baisers
et l'inconstance de nos pensées
Je ne me souviens plus de ce passé...

Beata Gasiorowska

 

  Bea3


ESPERANCE

Tu es ma paix et la béatitude
Il arrive que tu aies soif
et que mon indifférence oublie
de te désaltérer.

Tu es la paix et ma béatitude
Mon esprit, mon coeur s'embrouillent
Dans un chaos de comment, de pourquoi...

Jean-Claude Cottier


Bea2 

CLAIR-OBSCUR


L'ombre caresse langoureusement
Ta placide beauté
Le jour va se lever
et chasser la nuit encore tachée de rêves.

Ma voix te parle
Belle andalouse
Secrète et mystérieuse !
Mais tu ne m'entends pas...

Jean-Claude Cottier


 

Bea6 

 

SEDUCTION


Derrière la porte étroite
entr'ouverte
je te guette

Dans cette chambre obscure
qui fait naître un futur
tu n'es pas d'habitude si secrète...

Jean Claude Cottier


 

Bea1 

 

 

NAISSANCE

C'est un bonheur que tu sois là,
Là, tout près de moi,
Que le rai de lumière sur ta joue
illumine ton corps,
que la brise fraîche exhale ton parfum.

Comme le premier jour où je t'ai rencontrée
Quand mon regard s'est posé sur toi,
j'ai tremblé de te perdre...

Jean-Claude Cottier

 

 

Bea4

 

SERMENT

Quand tu viendras me faire le voeu
d'être mien pour vivre à deux
Je serai là, le coeur en feu !

Nous emprunterons le grand chemin
garni de fleurs, main dans la main !
Il nous mènera vers le bonheur,
là, où le ciel touche à la terre...

Beata Gasiorowska

Repos...

          

23 febrero

Brèsil : le carnaval de Rio arrive !

Brésil : Le Carnaval de Rio arrive!

2009-02-23 19:32:48

 

   RIO DE JANEIRO, 23 février (xinhuanet) --

Le Carnaval de Rio arrive! Rio est en ébullition! 

    Le carnaval de Rio, le plus grand carnaval du monde, 

attire une immense foule et bénéficie d'une réputation exceptionnelle dans le monde entier.

    Pendant trois jours et trois nuits, les habitants locaux

et les touristes venus du monde entier profiteront des défilés éblouissants

de costumes et des chars richement décorés, et surtout des spectacles magnifiques

 des écoles de samba. On rit, on chante, on danse, on peut tout oublier...

C'est la vraie fête du peuple où tous participent dans la joie

et se laissent emporter par le merveilleux et

l'émotion que suscite ce spectacle unique en son genre.

Le carnaval est la fête nationale la plus populaire au Brésil,

 et à Rio de Janeiro en particulier. Il a lieu tous les ans entre l'Épiphanie et le Carême.

    Il s'agit aussi de l'événement touristique le plus important de la municipalité de Rio,

 

qui est devenue un vrai synonyme de la célébration du Carnaval

dans le pays et même dans le monde.

 

                                                      

22 febrero

Pas de Grenouille au salon .....Suite !!

     
21 febrero

En Colère....Pas de Grenouille au Salon......!!!!!!!


 

  En Colère....Pas de Grenouille au Salon..

de l'Agriculture....!!!!

 
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     *Biodiversité : le cri de colère d'Allain Bougrain-Dubourg

955bffa728592cc234f4b9286818bdLa grenouille sur le baromètre de la nature

n'est pas en pleine forme.
Dans son numéro d'octobre, le magazine Terre Sauvage,
associé à Réserves Naturelles de France, au WWF,
à la LPO, et à l'UICN, publie, pour la troisième année consécutive,
un bilan de santé de la nature en France. Un an après le Grenelle,
 le constant est toujours aussi alarment et
 les écologistes s'inquiètent du manque d'initiatives.
 
 
 
 
 
Disparitions d'espèces de grenouilles
 
 
 
 
 
  T-grenouilles_du_costa_rica
 
 *La disparition des grenouilles liée au changement climatique
 
 
 Près du tiers des quelque 6.000 espèces d’amphibiens recensées
sont menacées de disparition. L’un des coupables de ce déclin
 est un champignon qui provoque une maladie mortelle chez les amphibiens.
Les changements climatiques sont aussi accusés.
 Pour la première fois, des chercheurs montrent clairement que
 le réchauffement climatique favorise le développement
 du champignon qui décime les grenouilles,
malades de la chytridiomycose.
 Ces travaux sont publiés aujourd’hui dans la revue Nature.
Les ravages du Batrachochytrium dendrobatidis
 ont été particulièrement dramatiques en Amérique latine.
 Dans des endroits pourtant protégés comme les forêts du Costa Rica,
 les deux-tiers des 110 espèces de grenouilles arlequins
 (du genre Atelopus) ont disparu dans les années 80 et 90.
 C’est là qu’Alan Pounds et ses collègues ont mené leur étude.
En se basant sur des registres de températures de l’air et
de la surface de la mer,
ces chercheurs montrent que la montée des températures
créent un climat favorable au champignon.
 
 
Grenouille_dor_e_du_panama_atelopus_zeteki 
 La grenouille dorée du Panama, Atelopus Zeteki,
menacée par la chytridiomycose. (Forrest Brem)
 
En effet la couverture nuageuse augmente au-dessus
de ces zones tropicales,
réduisant les écarts de température entre le jour et la nuit.
Jusqu’à présent les scientifiques butaient sur un paradoxe :
B. dendrobatidis aimant avant tout l’humidité et
les températures modérées,
 le réchauffement ne semblait pas offrir les meilleures conditions
pour sa prolifération.Tout dépend de l’altitude,
expliquent aujourd’hui les chercheurs.
 C’est dans les altitudes moyennes, entre 1.000 et 2.400 mètres,
 que les Atelopus disparaissent le plus.
C’est là que la couverture nuageuse joue son effet.
Plus bas, ou plus haut, l’écart de température est plus élevé,
freinant le développement du champignon.
A l’origine, Batrachochytrium dendrobatidis
n’était présent que chez des grenouilles africaines du genre Xenopus,
 qui n’en mourraient pas.
 L’utilisation de tissus de ces grenouilles pour fabriquer des tests
de grossesse a conduit à leur dissémination sur tous les continents,
 avec le champignon, qui s’est malheureusement fort bien adapté.
 
        

  *Présentement, la Terre fait face à la plus grande extinction de masse

depuis la disparition des dinosaures. Le tiers des 6 000 espèces d'amphibiens du monde

 - apparues il y a 360 millions d'années

 - sont menacées d'extinction.

 Près de 120 espèces ont d'ores et déjà disparu de la surface

 de la planète.

Si le rythme s'accélère, les scientifiques estiment que 50 % des amphibiens auront disparu d'ici la fin du siècle.

Afin d'attirer l'attention sur cette crise,

 la communauté scientifique internationale a déclaré 2008 :

Année de la grenouille

dans l'espoir de sensibiliser la population

et de trouver les fonds nécessaires pour enrayer cette crise.

 Les amphibiens sont affectés par la perte de leur habitat,

les changements climatiques, la pollution, 

les pesticides mais aussi, 

 par le prélèvement en nature pour la consommation humaine

et le commerce d'animaux de compagnie.

 La cause la plus préoccupante est l'apparition d'une maladie fongique

appelée le chytridiomycose.

Cette maladie incurable dans la nature est responsable à elle seule de la perte

 de 60 % des espèces d'amphibiens.

 Les six zoos et aquarium accrédités par l'Association canadienne des zoos

et des aquariums (AZAC) ont décidé de joindre leurs efforts,

 pour une première fois, afin de donner de l'information sur cette crise.

http://www.ecomuseum.ca/Annee_Grenouille.html

 

 DONC......

Sauvons grenouilles logo

18 febrero

Demain c'est Jeudi....grenouille..........

                          ENCORE.................0 ° : ZUT !!                 La-grenouille-sur-la-vitre-copy_jeudi
15 febrero

Discussion sur Les abeilles et les pesticides un exemple qui nous arrivera très bientôt !


Citer le message précédent chez

 http://unepalunaise.spaces.live.com/

Discussion sur Les abeilles et les pesticides un exemple

 qui nous arrivera bientôt ! 


 

 

 

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Attention abeilles en danger


           
Le silence des abeilles
par AMAPD


 

Voilà le message est passé Pierre le pêcheur.....

13 febrero

Et Pouff.......



 

 

 

 

 

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08 febrero

Le Bonnet d'âne....

voir l'image en taille réelle Question : Le bonnet d'âne est-il un signe ostentatoire ou ostensible d'une appartenance religieuse ?

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Journaliste : Professeur Asinus, le Gouvernement a décidé de légiférer sur les signes ostensibles ou ostentatoires religieux à l'école. Bien entendu, les amis des ânes s'interrogent pour savoir si le bonnet d'âne sera concerné par la nouvelle loi. Qu'en pensez-vous, oh Vénérable Professeur ?

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Professeur Asinus : Grave question s'il en est !

L'élévation constante du niveau scolaire a remisé dans les placards des salles de classe la plupart des bonnets d'ânes. Seuls quelques rares cancres sélectionnés ont encore l'espoir de coiffer l'antique et Très-Saint couvre-chef.

Journaliste : Voulez-vous dire que porter un bonnet d'âne était un titre envié ?

Professeur Asinus : Absolument ! Seule une élite avait l'honneur de porter le célèbre Bonnet : des enfants têtus, rebelles, trop intelligents pour s'abaisser au niveau commun.

voir l'image en grand

Journaliste : Mais enfin, Professeur, le bonnet d'âne, la chose est bien connue, c'était pour faire honte au cancre.

Professeur Asinus : Mais pas du tout, vous blasphémez, galapia. C'était pour donner aux enfants l'intelligence des ânes. Mais il fallait plusieurs conditions pour que le Bonnet remplisse son office :
= D'abord le temps. le bonnet doit rester en place sur la tête du cancre au moins une heure pour que les neurones du récipiendaire soient imprégnés de science.
= Puis l'induction : le Bonnet doit avoir auparavant été béni par un Chamânemestre suivant des rites immémoriaux.
= Enfin la persévérance : il faut de nombreuses séances de Bonnet pour que l'effort soit bénéfique à long terme

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= Et surtout le sujet lui-même : un enfant qui gobe tout ce que lui enseigne l'Education Nationale, comme une éponge se gonfle d'eau, n'a aucune chance de profiter du Bonnet. Seul un enfant élu des Dieux et des Ânes possède suffisamment de force morale pour n'assimiler que l'essentiel et abandonner aux autres le bourrage de crâne.

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Journaliste : Revenons à la future loi sur les symboles religieux. En quoi le bonnet est-il concerné ?

Professeur Asinus : Car le renouveau actuel de l'âne en France est considéré par certains comme un danger pour la laïcité. On parle d'une communauté ayant pris le nom du Renouveau Ânismatique, de la secte du Mandarâne. Ce sont à l'évidence les prémices d'une nouvelle religion, la Religion Ânolique. Qui, comme toutes les nouvelles religions, va se faire de solides ennemis. On risque de voir brûler des écuries !

Journaliste : Alors que conseillez-vous à nos jeunes qui voudraient entrer au Collège avec le bonnet sur la tête ?

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Professeur Asinus : De la diplomatie, de la discrétion. N'encourageons pas les persécutions et le martyre ! Plutôt qu'un bonnet d'âne, cancres et ânarchistes de tous horizons, entrez au Collège avec une longe au lieu d'une ceinture, un petit fagot de brins de paille plutôt qu'un sandwich, un licol négligemment posé sur l'épaule ou encore une trousse à crayons en forme d'étrille. Ou bien remplacez la sacoche de votre mobylette par un bât à croisillon.

Journaliste : C'est tout ?

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Professeur Asinus : Non, mais c'est l'heure d'aller bouffer et j'ai faim.

Journaliste : Merci Professeur.

Professeur Asinus : Bonne Ânée 2009 à vous comme à moi.

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                        voir l'image en taille réelle      www.bourricot.com/FoireAuxKestions/Bonnet.html

  
  
06 febrero

Paris sous la Neige et ouiiii....!!

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De la Neige à Paris et Ouiiiiii.......!!!

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On est bien au chaud aussi !!!!

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Neige Paris

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04 febrero

" Le Défunt " d' Obaldia



 

Le Défunt

René

de Obaldia

PERSONNAGES
MADAME DE CRAMPON.
JULIE.

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Pas de décors. L'acte peut se passer devant le rideau.

Sitôt les trois coups, Julie et Madame de Crampon arrivent des deux côtés de la coulisse,

        traînant chacune une chaise avec elles.
Madame de Crampon porte une cinquan-taine. d'années et

un chapeau extravagant peuplé d'une multitude d'oiseaux aux becs terribles.

Julie, en grand deuil, offre le spectacle d'une veuve encore jeune et appétissante.

 Elles amènent leur chaise au milieu de la scène, les plaçant côte â côte,

s'as-seyent et demeurent un moment silencieuses. Se découvrant tout à coup,

elles se lèvent ainsi que deux ressorts.

 

MADAME DE CRAMPON. – Julie !


JULIE. – Madame de Crampon !


Elles s'embrassent. Se rasseyent. Un temps.


MADAME DE CRAMPON. - Pour être à l'heure, nous sommes à l'heure !

 

JULIE. - Oui... Nous aurions voulu le faire exprès...


  MADAME DE CRAMPON. - Je suis bien heureuse de vous voir.

Comment allez-vous depuis la dernière fois ?

 

JULIE. - Oh! vous savez...


MADAME DE CRAMPON. - Oui, oui, je sais... Cela va bientôt faire un an

que ce cher Victor nous a quittés !

 

JULIE. - Trois ans, Madame de Crampon.


MADAME DE CRAMPON. - Trois ans, voilà ce que je voulais dire. Trois ans.

 Comme le temps passe vite !

JULIE. - Ce sont les minutes qui sont longues !

 

MADAME DE CRAMPON. - Plaît-il ?


 

JULIE, fort. - Ce sont les minutes qui sont longues !

 

MADAME DE CRAMPON. - Bien sûr, bien sur... surtout la nuit.


  JULIE. - Surtout la nuit.


  MADAME DE CRAMPON. - Ce cher Victor.
Elle pousse un soupir.


JULIE. - Il vous aimait bien, Madame de Crampon ! Avant qu'il ne tombât muet,

 il me parlait souvent de vous.

 

MADAME DE CRAMPON. - Mon Dieu ! quelle idée a-t-il eu de tomber muet ?


 

JULIE. - La paralysie, chère madame, la paralysie... Cela a commencé par le côté droit.

 

MADAME DE CRAMPON. - Le côté du foie.

JULIE. - Plaît-il ?

 

MADAME DE CRAMPON. - Le côté du foie. A gauche, c'est le côté du cœur, à droite le côté du foie.

 

JULIE. - Peut-être... Remarquez, bien avant sa première crise, j'aurais dû me méfier.

 

MADAME DE CRAMPON. - Si l'on savait !...


 

JULIE. - Nos... nos... rapports... s' espa-çaient de plus en plus.


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MADAME DE CRAMPON, subitement inté-ressée. - Ah oui ! racontez-moi ça...

 

JULIE. - Ceci entre nous, Madame de Crampon.

 

MADAME DE CRAMPON. - Julie .... vous connaissez ma discrétion...

 Donc, vous me laissiez entendre que vos rapports...

 

JULIE. Enfin... mon mari était ce qu on peut appeler un chaud lapin.

 

MADAME DE CRAMPON. - Un chaud lapin ! (Elle glousse.) J'adore cette expres-sion !

 

JULIE. - Trop chaud même... Je le soup-çonne d'avoir incendié tout le combustible

qui se trouvait dans son entourage...

 

MADAME DE CRAMPON. – Oh !

 

JULIE. - Le nombre de secrétaires et de dactylos qui montèrent en grade dans son service...

 

MADAME DE CRAMPON. - Ce n'est pas possible !

 

JULIE. - Ne croyez pas que je veuille le charger, ce pauvre cher Victor...

Je lui procu-rerais volontiers toutes les femmes de l'uni-vers

 si cela pouvait le faire jaillir de son tombeau !

 

MADAME DE CRAMPON. - Vous iriez jusque-là!

 

JULIE. - Encore plus loin, MADAME DE CRAMPON, encore plus loin...

 La passion ne s'arrête pas à de petits détails...

Le tort que j'avais, de son vivant, c'était précisément de m'y arrêter.

Quand je pense à la scène que j'ai faite à la crémière !

 

MADAME DE CRAMPON. - Parce que... la crémière aussi...

 

JULIE. - Tous ses fromages blancs en pleine figure !

(Elle se laisse soudain glisser de sa chaise, tombe à genoux et joint les mains.)

Victor, je te demande pardon !

 

MADAME DE CRAMPON, très gênée. - Je vous en prie, asseyez-vous...

 Si l'on nous voyait...

JULIE, elle se rassied. - Excusez-moi, la douleur m'égare...

 

MADAME DE CRAMPON. - Si je com-prends bien, Victor vous négligeait ?

 

JULIE, piquée au vif. – Moi ? Pas du tout !

  MADAME DE CRAMPON. - Eh bien !...

JULIE. - Mais comme je vous l'expliquais, avant sa paralysie,

mon époux n'était déjà plus le même...

 Nous restions parfois dix jours, douze jours, treize jours sans...

 

MADAME DE CRAMPON. - Oui, oui, oui, oui, oui.

 

JULIE. - D'abord je m'étais accusée Julie, tu es froide, Julie, tu n'atteins pas les sommets

de ton Victor, Julie tu manques de souffle...

 

MADAME DE CRAMPON. - Il était très exigeant ?

 

JULIE. – Exigeant ? oui et non..., raffiné surtout, raffiné.  Il s'appelait Badouin, comme vous savez

, Victor Badouin, mais en réalité, il descendait directement des

« de Saintefoix Vilmure de Saintonge ».


 

MADAME DE CRAMPON, soupçonneuse. - Comment cela ?

 

JULIE. - A la Révolution, son ancêtre Jules de Saintefoix Vilmure de Saintonge,

 afin de s'éviter quelques désagréments, avait emprunté le nom de Badouin.

 Très exactement, il avait payé un certain César Badouin

pour qu'il aille se faire guillotiner à sa place.

 

MADAME DE CRAMPON. - Et ce monsieur Badouin se laissa trancher la tête par procuration ?

 

JULIE. – Oh ! vous savez, pour de l'ar-gent !... Ceci à seule fin de vous expliquer cer-taines

« subtilités » de mon défunt. Du sang bleu coulait dans ses veines...

Vous, Madame, une « de » Crampon me suivez certainement ?

 

MADAME DE CRAMPON. - Je vous suis, je vous suis...

  JULIE. - Donc, pour en revenir à ce qui nous occupe, après m'être d'abord accusée,

 je me rendis compte que j'exagérais mon incu-rie... en ce domaine...

que ma froideur pou-vait nourrir des feux redoutables...

D'autres anguilles sont sous roche, pensai-je...

Un soir, alors qu'il était rentré encore plus tard que de coutume,

j'allai le trouver dans la salle de bains,

je fermai la porte à clef et je lui dis « Victor,

j'en ai assez ! Choisis, c'est moi, ou Barnabé ! »

 

MADAME DE CRAMPON, s'étranglant pres-que. – Barnabé !

 

JULIE. - Oui, Barnabé, le nouveau comp-table.


  MADAME DE CRAMPON, le souffle coupé. - Parce que Victor, Monsieur Badouin...

 

JULIE. - Evidemment, c'était un très beau garçon ! Les yeux surtout !

Jamais on n'aurait soupçonné que ces yeux-là mangeaient des chiffres du matin au soir.

Ou peut-être est-ce cela qui leur donnait cette pureté..., cette sorte d'éclat mathématique ?

 

MADAME DE CRAMPON. - Voyons, ma petite Julie, vous ne vous sentez pas souf-frante ?

 

JULIE. - Je vous ennuie avec toutes mes histoires.

 

MADAME DE CRAMPON, vivement. -M'en-nuyer ? Oh ! pas du tout !...

 Que répondit Victor, lorsque vous lui parlâtes de Barnabé ?

 

JULIE. - Rien. C'est à partir de ce mo-ment qu'il tomba muet.

Déjà l'horrible mala-die rongeait sa moelle de chef de bureau...

Et moi (elle se frappe violemment la poitrine),

 moi, je l'accusais, ce cher esthète, je l'accablais,

 je versais dans la mesquinerie, dans des petites questions de petits points de vue...

(Elle tombe de nouveau à genoux.) Victor, je te demande pardon !

 

MADAME DE CRAMPON. - Je vous en prie, Julie !

 

JULIE, se rasseyant. – Excusez-moi. Le remords me tue.

 

MADAME DE CRAMPON, la regardant avec tendresse.

 - Pauvre cher ange, pauvre tulipe noire !

 

JULIE. - Comme vous êtes bonne, Ma-dame de Crampon !
Elle se laisse tomber sur le sein de son amie.

 

MADAME DE CRAMPON, de plus en plus gênée. - Voyons, Julie !...

(Elle tente de redresser cette longue fleur sans tuteur.) Julie... Je ne suis pas Victor !

JULIE. - On dit ça !


MADAME DE CRAMPON. - Allons, Julie, un peu de dignité !

Redressez-vous ! Allons !...
Elle la redresse.


JULIE. - Chaque fois que je rencontre un ou une amie de Victor, c'est un peu de lui--même que je retrouve... Il y a du Victor en vous, Madame de Crampon.


Le d?nt 

MADAME DE CRAMPON. - Ecoutez, mon enfant, moi aussi j ai été veuve. Je veux dire :
j'ai connu bien des épreuves au cours de mon existence. Je n'en suis pas morte.

 

JULIE. - Vous en mourrez, Madame de Crampon, croyez-moi, vous en mourrez !

 

MADAME DE CRAMPON, maternelle. –Allons ! Allons Vous êtes encore jeune...

La terre continue de tourner, les feuilles de grim-per aux arbres...

 Les petites filles sautent à la corde, l'Océan joue du biniou... les oiseaux cuicuitent...

 la France...

JULIE, se levant. – Ah ! les oiseaux ! Vic-tor aimait tant les oiseaux !

 (Elle fixe d'un air égaré le chapeau de Madame de Crampon.) ...

 Madame de Crampon, donnez-moi votre chapeau.


MADAME DE CRAMPON, étonnée. - Mon chapeau !


  JULIE. - Oui, votre chapeau. Votre cha-peau qui est plus qu'un chapeau,

 qui est un ramage, Madame de Crampon,

 un ramage ! (Tendant les mains vers l'objet convoité.) Je vous en prie...

 

MADAME DE CRAMPON, se reculant. - Vous n'y songez pas !...

 Vous voudriez que je reparte tête nue ?

JULIE. - Je vous donnerais le mien si cela peut vous faire plaisir.

 

MADAME DE CRAMPON - Je n'ai pas besoin qu'on me fasse plaisir.

(Enfonçant solidement son chapeau sur son chef.) Chaque chose à sa place.

 

JULIE. - Il aimait tant les oiseaux, Vic-tor... La première fois qu'il viola une petite fille,

 je lui ai demandé, oh ! très doucement pour ne pas le froisser,

 Victor, pourquoi as-tu fait cela ? Vous ne savez pas ce qu'il m'a répondu?

 

MADAME DE CRAMPON, étrangement pâle. - Ma foi non !

JULIE. - Parce qu'elle ressemblait à un petit oiseau. C'était un poète, mon Victor.
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MADAME DE CRAMPON, à elle-même. - Non, ce n'est pas possible !

 Un homme si distingué, si ponctuel, jamais un mot plus haut qu'un autre...


  JULIE. - Je vous en prie, chère grande amie... (Terrible tout à coup.)

Victor me com-mande ce chapeau ; plumé ou déplumé je l'ob-tiendrai !


  MADAME DE CRAMPON, le retirant en tremblant.

 - Tenez, puisque cela peut faire votre bonheur.


JULIE, bondissant sur le chapeau. - Com-ment osez-vous me parler de bonheur ?

 (Examinant l'objet et s'attendrissant.) Oh ! les beaux oiseaux ! Oh ! les gracieux volatiles !

 

MADAME DE CRAMPON. - Julie, vous n'êtes pas dans votre état normal !


  JULIE. - Parce que vous, Madame de Crampon, vous vous croyez dans un état normal ?

 

MADAME DE CRAMPON. - Si quelqu'un pouvait passer !

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JULIE. – Comment ?


MADAME DE CRAMPON. -C'est-à-dire... évidemment, on ne sait jamais. (Très vite.)

 Pierre qui roule n'amasse pas mousse. Un tien vaut mieux que deux tu l'auras ..

. Brebis qui bêle perd sa goulée. Parlez-moi encore de Vic-tor, ce cher Victor.

La première fois que je l'ai rencontré, c'était à l'enterrement de votre grand-mère...

 (Joyeuse.) Vous vous souvenez de l'enterrement de votre grand-mère ?

C'était le bon temps !


JULIE. - Je me souviens... C'est lui qui l'a tuée.

 

MADAME DE CRAMPON. – Hein ?

JULIE. - Remarquez, à partir d'un certain âge, il est indécent de ne pas mourir. Non seulement indécent, mais immoral.

 

MADAME DE CRAMPON, terrorisée. - Très juste.

JULIE. - Vous voulez que je vous raconte l'histoire ?


MADAME DE CRAMPON. - Je crains qu'il ne se fasse tard... On bavarde, on bavarde, les heures tournent...


JULIE. - Ma grand-mère, comme beau-coup de vieillards, adorait les confitures. La gelée de groseille surtout.


MADAME DE CRAMPON. - La gelée de groseille.


JULIE. - Elle aurait vendu son âme pour un seul pot. Un dimanche d'avril,

nous étions en famille et remarquâmes que Victor s'était approché de son oreille

en lui glissant quel-ques mots dans le tuyau...

 Dix minutes plus tard leurs deux places se trouvaient vides.

.
MADAME DE CRAMPON, se tenant le cœur, respirant mal. - Mon cœur me lâche. Je sens mon cœur qui me lâche.

JULlE. - Où pouvaient-ils être ?

MADAME DE CRAMPON, faisant un grand effort. - Oui, où pouvaient-ils être ?

JULIE. - Dans la cave... Victor l'avait coincée entre deux pots de confiture et avait abusé d'elle !... Lorsque nous arrivâmes, trop tard, elle était morte !

 

MADAME DE CRAMPON, dans un murmure. – Morte !

JULIE. - Comme quoi la gourmandise est toujours punie...

 Naturellement, motus. Cha-cun fit comme s'il n'avait rien vu.

 Dans notre famille, nous sommes très chatouilleux sur l'honneur.

Vous savez que Victor avait la rosette?

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MADAME DE CRAMPON, dans un demi-murmure. – Morte !
Sa tête tombe à la renverse.


JULIE. - Eh bien ! Madame de Crampon, que se passe-t-il ?

MADAME DE CRAMPON, entrouvrant son corsage. - De l'air, de l'air !


JULlE. - Allons, MADAME DE CRAMPON1 (Elle lui tapote les mains, les joues.)

Vous n'allez pas partir !

MADAME DE CRAMPON, dans un quart de murmure. - Je voudrais bien !... De l'air ! Ouvrez les fenêtres !

JULIE, l'éventant avec le chapeau. - Eh bien ! Eh bien ! C'est moi qui suis veuve, ce n'est pas vous !

 

MADAME DE CRAMPON, hurlant. - Ou-vrez les fenêtres. Laissez rentrer les oiseaux...

 

JULIE. - C'est votre chapeau que vous voulez ? Tenez, je vous le rends.
Elle le lui remet sur la tête.


MADAME DE CRAMPON, très distinctement. - Quand je pense que j'ai couché avec ce monstre !!!

JULIE. – Quoi ! Qu'est-ce que vous dites ?

MADAME DE CRAMPON. - Un homme si ponctuel ! ... (Tombant à genoux et joignant les mains, à la manière de Julie.) Victor, mon Victor, dis-moi que ce n'est pas vrai !

JULIE. - Mon Victor ! (Se frappant le front et poussant un grand cri.) Ah ! j'y suis !

 Ça devait se passer entre le 21 mars et la mi-juillet... Je lui demandais

 « Qu'est-ce que tu fais en ce moment, mon grand ? » Il me répondait invariablement

avec une fine lueur dans le regard « Je me cramponne ! je me cramponne ! » C'était donc ça !


 

MADAME DE CRAMPON. – Ah ! ma tête!... ma tête !...
Elle se relève.


JULIE, tombant a genoux a son tour. Victor, je te demande pardon...

J'ai dû te rendre bien malheureux pour que tu ailles chercher

consolation chez cette vieille chouette !

 

MADAME DE CRAMPON. - Qui parle de chouette ?
Elle regarde autour d'elle avec un air complètement égaré.

 

JULIE. - Pardon, mon grand ; toi dont l'ombre couvre encore toutes choses.


  MADAME DE CRAMPON. - Qui est cette femme ? Comme elle paraît souffrir !

 (S'approchant de Julie.) Qui êtes-vous, madame ?

JULIE, de plus en plus abîmée dans la dou-leur, et continuant de parler au vide. - Qui suis-je ?... O cruel destin de la femme qui ne peut être qu'en n'étant pas, qui ne peut se trouver qu'en se perdant... Comment puis-je ne plus être afin d'être, puisque l'objet de ma perte n'est plus ?

MADAME DE CRAMPON. - Vous avez perdu quelque chose, madame ?

 

JULIE. - Je fais semblant d'être, mais ce faisant je trompe l'univers,

 je trompe le plus petit brin d'herbe, le moindre bourgeon, le moindre têtard...

 Je me trompe moi-même et je trompe Victor !... Pardon, mon grand !


 

MADAME DE CRAMPON. - Victor? (Ce nom semble remuer quelque chose de dou-loureux

 dans sa pauvre tête.) J'ai déjà entendu ce nom-la quelque part...


 

JULIE, se relevant. - Ce corps inutile, ce corps inutile qui singe les gestes des vivants

 n'est plus qu'une terrible vacuité incapable de donner réalité à la plénitude...

Veuve ! Je suis veuve !

MADAME DE CRAMPON. – Ah ! vous êtes veuve ! Je me disais aussi...

 

JULIE. - Je suis amputée, comme la terre serait amputée du ciel. Comme...

Comment exister ?... Je me sens de plus en plus conta-minée par mon apparence.

 

MADAME DE CRAMPON. - Allons, allons, vous exagérez certainement.

 

JULIE. - La douleur a fait vaciller mon esprit, les ténèbres s'emparent de moi...

 

Où suis-je ?... Est-il vrai que les grenadiers de Napoléon allèrent en Espagne

pour manger des pastèques ?... Qui êtes-vous, madame ?


  MADAME DE CRAMPON. - Votre amie, votre amie.


  JULIE. - J'ai déjà dû vous rencontrer...


  MADAME DE CRAMPON. - Le monde est si petit !


  JULIE. - Surtout lorsqu'une peine incom-mensurable l'habite. Dites, madame, est-il vrai que tout corps plongé dans un liquide reçoit une poussée verticale de bas en haut capable de le projeter jusqu'aux étoiles ?


  MADAME DE CRAMPON. - C'est exact.


  JULIE. - Alors je vais aller me noyer.


  MADAME DE CRAMPON. - Voyons, ne dites pas de bêtises...

Tenez, asseyez-vous ; voici deux chaises qui semblent avoir été

 créées exprès pour vous et moi.


  JULIE, considérant longuement les chaises. - Elles sont bien bonnes !
Elles s'asseyent toutes deux, abso-lument comme au début de la scène. Long silence.


  MADAME DE CRAMPON. - Tout, chez vous, laisse supposer que vous avez

traversé de terribles épreuves...


 

JULIE. - On ne traverse jamais les épreu-ves, ce sont les épreuves qui vous traversent.


  MADAME DE CRAMPON. - Ainsi que des milliers de glaives dont aucun ne nous livre son nom.

JULIE. - Plaît-il ?

MADAME DE CRAMPON, - Ainsi que des milliers de glaives...

Je vous demande pardon, je deviens lyrique.


JULIE. - Je vous pardonne.


  MADAME DE CRAMPON. - Merci. (Un temps.) Que me pardonnez-vous ?


  JULIE. - De devenir... Moi, j'ai été, mais je ne suis plus...

 Il y a très longtemps, très longtemps,

 j'aimais un homme...


  MADAME DE CRAMPON. - Victor.

JULIE, vive ment. - Comment le savez-vous ?

MADAME DE CRAMPON. - Vous me l'avez avoué vous-même tout à l'heure...

 Toutes les femmes aiment un Victor ; il leur faut bien un monstre pour donner

 prétexte à leur pro-pre labyrinthe.

 

JULIE. - Vous dites des choses fortes, madame.

 

MADAME DE CRAMPON. - Oui, depuis quelques minutes. (Montrant sa tête.) Ça m'a fait clic là-dedans !


  JULIE. – Clic ?


  MADAME DE CRAMPON. - Clic.


  JULIE. - C'est cela clic ! (Un silence.) Vous portez un bien joli chapeau.

 

MADAME DE CRAMPON, l'ôtant et l'exami-nant, - Vous trouvez ?... Je vous le donne.
Elle le donne à Julie
.
JULIE. - Merci, je le mettrai dans ma volière.


  MADAME DE CRAMPON. - Plaît-il ?


  JULIE. - Je le mettrai dans ma volière.


MADAME DE CRAMPON. - Comme vous êtes touchante


JULIE. - Peut-être, mais personne ne peut me toucher, je ne suis qu'une apparence.
MADAME DE CRAMPON. - Vous devez avoir raison. (Un temps. Et sur un tout autre ton.) Suzanne, rends-moi mon chapeau.

JULIE. Ton... ?

MADAME DE CRAMPON, - Oui, il doit être au moins six heures...

JULIE. - Tu crois, Honorine ?

 

MADAME DE CRAMPON. - Six heures et quart...

JULIE. – Oh ! quel dommage .... Encore cinq minutes, cinq minutes seulement !

 

MADAME DE CRAMPON. - Non, je t'assure, il faut rentrer, ma petite caille.

JULIE. - Pas tout de suite... Aujourd'hui, nous sommes sublimes...

Quel dialogue ! J'en frémis encore.

 

MADAME DE CRAMPON. - Moi aussi. Je ne me sens plus la même...

 Le moment de la grand-mère et du pot de confiture...

Mais le temps passe et il y a les contingences.


2003-09_pimpean_234 veuve

JULIE. - Les contingences !


 

MADAME DE CRAMPON.- Les machines à laver, les enfants à fouetter,

la viande à mastiquer, les journaux à balancer... (Elle se lève.) Allons,

 Suzanne, du nerf !... Nous reviendrons demain. Demain comme hier,

comme après-demain...

JULIE. - On reparlera de Victor ?

MADAME DE CRAMPON. - Si tu veux. Et j'amènerai mon perroquet.

JULIE. – Oh ! oui ! amène ton perroquet ; comme ça, on se fera enregistrer.

(Elle se lève.) Et moi, je mettrai ma robe de mariée avec un brassard noir.

 

MADAME DE CRAMPON. -D'accord... Au revoir, ma petite Suzanne.

JULIE. - Au revoir, Honorine.
Elles s'embrassent. S'en vont cha-cune de leur côté, se retournent au même moment et...

MADAME DE CRAMPON. - Demain...

JULIE. - Même heure...

Elles disparaissent comme elles sont venues.

 

                                                                                      

                                Obal

                                                                   

02 febrero

Dictons de la Chandeleur*

 

 

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A la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur.
Soleil de la Chandeleur annonce printemps, fleurs et bonheur
A la Chandeleur il faut manger la soupe dorée
pour avoir de l'argent toute l'année
A la Chandeleur s'il fait beau, sûr qu'il ne tombera plus d'eau
Quand le soleil, à la Chandeleur, dit lanterne
Quarante jours après il hiverne

Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit
L'hiver de quarante jours s'ensuit

  Chandeleur amoureuse  

Quand pour la Chandeleur le soleil est brillant
Il fait plus froid après qu'avant
A la Chandeleur verdure
A Pâques neige forte et dure

Soleil de la Chandeleur
Annonce hiver et malheur

Celui qui retourne sa crêpe avec adresse,

 qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge frippé, celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine

 

Chandeleur

Celui qui rapporte sa chandelle chez lui allumée 
Pour sûr ne mourra pas dans l'année

A la Chandeleur, grande neige et froideur
A la Chandeleur, le froid fait douleur
Si la louve se met au soleil, le 2 février :
six semaines d'hiver derrière
A la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs
Si point ne veut de blé charbonneux 
Mange des crêpes à la Chandeleur

Crepe7