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28 octubre

" Bon Halloween "


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L'Halloween ou l'Hallowe'en est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Elle est fêtée principalement au Canada, en Grand-Bretagne et aux États-Unis. La principale tradition veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur (squelettes, sorcières, monstres, etc.) et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux aussi déguisés, des bonbons, des fruits ou de l'argent en disant, « Trick or treat ! » (« Des friandises ou un mauvais tour ! ») ou simplement «Halloween!». D'autres activités incluent des bals masqués, le visionnage de films d'horreur, la visite de maisons "hantées", etc.

Halloween tire une lointaine origine d'une fête païenne celte ("Samain") qui a perduré plus longtemps chez les Celtes d'Irlande et de Grande-Bretagne que sur le continent européen. Après avoir évolué suite à la christianisation des populations, cette tradition a été transportée en Amérique du Nord au XIXe siècle par les Irlandais, les Écossais et autres immigrants.

Le principal symbole d'Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron (Jack-o'-lantern en anglais) : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre

       

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                                                      Hebergeur d'image  "Oui je suis là " Hebergeur d'image

 

26 octubre

la chanson de la grenouille pour aujourd'hui !!

  Note 

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Note  Jenifer - Clip "Tourner ma page"      NoteNote
envoyé par jenifer

24 octubre

Sauvée... enfin mon Blog....MERCI !!!!



 

 

 

 

 

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         OrdinateurMERCI...MERCI BEAUCOUP A TOUSOrdinateur       

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21 octubre

" La Leçon " Eugène IONESCO

 

                            

Hebergeur d'image             La Leçon

Un professeur donne, chez lui, un cours particulier à une élève. Malgré les avertissements de la bonne,

il persiste. Cela risque de mal se terminer...    maitresse

                                                                               d'Eugène Ionesco-  Extrait 

LE PROFESSEUR
(...) Arithmétisons donc un peu

           

 

   L'ÉLÈVE

Oui, très volontiers, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Cela ne vous ennuierait pas de me dire...

L'ÉLÈVE
Du tout, Monsieur, allez-y.

 

LE PROFESSEUR
Combien font un et un?

L'ÉLÈVE
Un et un font deux.

LE PROFESSEUR, émerveillé par le savoir de l'ÉIève.
Oh, mais c'est très bien. Vous me paraissez très avancée dans vos études

  . Vous aurez facilement votre doctorat total, Mademoiselle.

 

L'ÉLÈVE
Je suis bien contente. D'autant plus que c'est vous qui le dites.

LE PROFESSEUR
Poussons plus loin: combien font deux et un?

L'ÉLÈVE
Trois.

LE PROFESSEUR
Trois et un?

L'ÉLÈVE
Quatre.

LE PROFESSEUR
Quatre et un?

L'ÉLÈVE
Cinq.

LE PROFESSEUR
Cinq et un?

L'ÉLÈVE
six.

LE PROFESSEUR
Six et un?

 

L'ÉLÈVE
Sept

LE PROFESSEUR
Sept et un?

L'ÉLÈVE
Huit.

LE PROFESSEUR
Sept et un?

L'ÉLÈVE
Huit... bis.

 

LE PROFESSEUR
Très bonne réponse. Sept et un?

L'ÉLÈVE
Huit ter.

LE PROFESSEUR
Parfait Excellent. Sept et un?

L'ÉLÈVE
Huit quater. Et parfois neuf.

 

LE PROFESSEUR
Magnifique Vous êtes magnifique. Vous êtes exquise Je vous félicite

chaleureusement, Mademoiselle

Ce n'est pas la peine de continuer.

Pour l'addition vous êtes magistrale. Voyons la soustraction. Dites-moi,

seulement, si vous n'êtes pas épuisée,

 

 combien font quatre moins trois?

L'ÉLÈVE
Quatre moins trois?... Quatre moins trois?

LE PROFESSEUR
Oui. Je veux dire: retirez trois de quatre.

L'ÉLÈVE
Ça fait... sept?

LE PROFESSEUR
Je m'excuse d'être obligé de vous contredire. Quatre moins trois ne font pas sept.

Vous confondez:quatre plus trois font sept, quatre moins trois ne font pas sept...

Il ne s'agit plus d'additionner, il faut soustraire maintenant.

L'ÉLÈVE
s'efforce de comprendre. Oui... oui...

LE PROFESSEUR
Quatre moins trois font... Combien?... Combien?

L'ÉLÈVE
Quatre ?

LE PROFESSEUR
Non, Mademoiselle, ce n'est pas ça.

L'ÉLÈVE
Trois, alors.

LE PROFESSEUR
Non plus, Mademoiselle... Pardon, je dois le dire... ça ne fait pas ça...

mes excuses.

L'ÉLÈVE
Quatre moins trois... Quatre moins trois... Quatre moins trois?...

ça ne fait tout de même pas dix?

LE PROFESSEUR
Oh, certainement pas, Mademoiselle. Mais il ne s'agit pas de deviner

, il faut raisonner. Tâchons de le déduire ensemble. Voulez-vous compter?

L'ÉLÈVE
Oui, Monsieur. Un..., deux... euh

LE PROFESSEUR
Vous savez bien compter? Jusqu'à combien savez vous compter?

L'ÉLÈVE
Je puis compter... à l'infini.

LE PROFESSEUR
Cela n'est pas possible, Mademoiselle.

L'ÉLÈVE
Alors, mettons jusqu'à seize.

LE PROFESSEUR
Cela suffit. Il faut savoir se limiter. Comptez donc, s'il vous plaît, je vous en prie.

 

L'ÉLÈVE
Un, deux..., et puis après deux, il y a trois... quatre...

LE PROFESSEUR
Arrêtez-vous, Mademoiselle. Quel nombre est plus grand? Trois ou quatre?

L'ÉLÈVE
Euh... trois ou quatre? Quel est le plus grand? Le plus grand de trois ou quatre?

 

Dans quel sens le plus grand?

LE PROFESSEUR
Il y a des nombres plus petits et d'autres plus grands.

Dans les nombres plus grands il y a plus d'unités que dans les petits...

L'ÉLÈVE
... Que dans les petits nombres?

LE PROFESSEUR
A moins que les petits aient des unités plus petites. Si elles sont toutes petites,

il se peut qu'il y ait plus d'unités dans les petits nombres que dans les grands... s'il s'agit d'autres unités...

 

L'ÉLÈVE
Dans ce cas, les petits nombres peuvent être plus grands que les grands nombres?

 

 

LE PROFESSEUR
Laissons cela. ça nous mènerait beaucoup trop loin:

 sachez seulement qu'il n'y a pas que des nombres.

 il y a aussi des grandeurs, des sommes, il y a des groupes,

 il y a des tas, des tas de choses.telles que les prunes,

 les wagons, les oies, les pépins, etc. Supposons simplement

, pour faciliter notre travail, que nous n'avons que des nombres égaux,

les plus grands seront ceux qui auront le plus d'unités égales.

L'ÉLÈVE
Celui qui en aura le plus sera le plus grand? Ah, je comprends

, Monsieur, vous identifez la qualité à la quantité.

LE PROFESSEUR
Cela est trop théorique, Mademoiselle, trop théorique.

Vous n'avez pas à vous inquiéter de cela.

Prenons notre exemple et raisonnons sur ce cas précis.

Laissons pour plus tard les conclusions générales.

Nous avons le nombre quatre et le nombre trois,

 avec chacun un nombre toujours égal d'unités;

quel nombre sera le plus grand, le nombre plus petit

 ou le nombre plus grand?

L'ÉLÈVE
Excusez-moi, Monsieur... Qu'entendez-vous par le nombre le plus grand?

Est-ce celui qui est moins petit que l'autre?

LE PROFESSEUR
C'est ça, Mademoiselle, parfait. Vous m'avez très bien compris.

L'ÉLÈVE
Alors, c'est quatre.

LE PROFESSEUR
Qu'est-ce qu'il est, le quatre? Plus grand ou plus petit que trois?

L'ÉLÈVE
Plus petit... non, plus grand.

LE PROFESSEUR
Excellente réponse. Combien d'unités avez-vous de trois à quatre?...

 ou de quatre à trois, si vous préférez?

L'ÉLÈVE
Il n'y a pas d'unités, Monsieur, entre trois et quatre.

Quatre vient tout de suite après trois;

 il n'y a rien du tout entre trois et quatre!

LE PROFESSEUR
Je me suis mal fait comprendre.

 C'est sans doute ma faute.

Je n'ai pas été assez clair.

L'ÉLÈVE
Non, Monsieur, la faute est mienne.

 

LE PROFESSEUR
Tenez. Voici trois allumettes. En voici encore une ça fait quatre.

Regardez bien, vous en avez quatre j'en retire une,

combien vous en reste-t-il? On ne voit pas les allumettes,

 ni aucun des objets, d'ailleurs, dont il est question;

le professeur se lèvera de table, écrira sur un ta bleau

inexistant avec une craie inexistante, etc.

L'ÉLÈVE
Cinq. Si trois et un font quatre, quatre et un font cinq.

LE PROFESSEUR
Ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça du tout.

Vous avez toujours tendance à additionner.

 Mais il faut aussi soustraire. Il ne faut pas uniquement intégrer.

Il faut aussi désintégrer. C'est ça la vie.

C'est ça la philosophie. C'est ça la science.

C'est ça le progrès, la civilisation.

L'ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Revenons à nos allumettes. J'en ai donc quatre. Vous voyez,

 elles sont bien quatre. J'en retire une, il n'en reste plus que...

L'ÉLÈVE
Je ne sais pas, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Voyons, réfléchissez. Ce n'est pas facile, je l'admets.

Pourtant, vous êtes assez cultivée pour pouvoir faire

 l'effort intellectuel demandé et parvenir à comprendre. Alors?

L'ÉLÈVE
Je n'y arrive pas, Monsieur. Je ne sais pas, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Prenons des exemples plus simples. Si vous aviez eu deux nez,

 et je vous en aurais arraché un. ..

combien vous en resterait-il maintenant?

L'ÉLÈVE
Aucun.

LE PROFESSEUR
Comment aucun?

L'ÉLÈVE
Oui, c'est justement parce que vous n'en avez arraché aucun, que j'en ai un maintenant. Si vous I'aviez arraché, je ne l'aurais plus.

LE PROFESSEUR
Vous n'avez pas compris mon exemple. Supposez que

 vous n'avez qu'une seule oreille.

L'ÉLÈVE
Oui, après?

LE PROFESSEUR
Je vous en ajoute une, combien en auriez-vous?

L'ÉLÈVE
Deux

LE PROFESSEUR
Bon. Je vous en ajoute encore une. Combien en auriez-vous?

L'ÉLÈVE
Trois oreilles.

LE PROFESSEUR
J'en enlève une... Il vous reste... combien d'oreilles?

L'ÉLÈVE
Deux.

 

LE PROFESSEUR
Bon. J'en enlève encore une, combien vous en reste-t-il?

L'ÉLÈVE
Deux

LE PROFESSEUR
Non. Vous en avez deux, j'en prends une, je vous en mange

 une, combien vous en reste-t-il?

L'ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
J'en mange une... une.

L'ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Une.

L'ÉLÈVE
Deux.

LE PROFESSEUR
Une!

L'ÉLÈVE
Deux!

LE PROFESSEUR
Une!!!

L'ÉLÈVE
Deux!!!

LE PROFESSEUR
Une!!!

L'ÉLÈVE
Deux!!!

LE PROFESSEUR
Une!!!

L'ÉLÈVE
Deux!!!

 

 

LE PROFESSEUR
Non. Non. Ce n'est pas ça. L'exemple n'est pas...

 n'est pas convaincant. Écoutez-moi.

L'ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Vous avez... vous avez... vous avez...

L'ÉLÈVE
Dix doigts!...

LE PROFESSEUR
Si vous voulez. Parfait. Bon. Vous avez donc dix doigts.

L'ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Combien en auriez-vous, si vous en aviez cinq?

L'ÉLÈVE
Dix, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Ce n'est pas ça!

L'ÉLÈVE
Si monsieur.

LE PROFESSEUR
Je vous dis que non!

L'ÉLÈVE
Vous venez de me dire que j'en ai dix...

LE PROFESSEUR
Je vous ai dit aussi, tout de suite après, que vous en aviez cinq!

 L ÉLEVE Je n'en ai pas cinq, j'en ai dix!

LE PROFESSEUR
Procédons autrement... Limitons-nous aux nombres

 de un à cinq, pour la soustraction...

 Attendez Mademoiselle, vous allez voir.

Je vais vous faire comprendre.

(le professeur se met à écrire à un tableau noir imaginaire.

 Il l'approche de l'Élève, qui se retourne pour regarder.)

 Voyez, Mademoiselle... (Il fait semblant de dessiner,

 au tableau noir, un baton; il fait semblant d'écrire au-dessous le chiffre 1;

 puis deux batons, sous lesquels il fait le chiffre 2,

 puis en dessous le chiffre 3, puis quatre batons au-dessous

desquels il fait le chiffre 4.) Vous voyez...

L'ÉLÈVE
Oui, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Ce sont des bâtons, Mademoiselle, des bâtons.

Ici c'est un bâton; là ce sont deux bâtons; là, trois batons,

 puis quatre bâtons, puis cinq bâtons. Un bâton,

deux bâtons, trois bâtons, quatre et cinq bâtons,

 ce sont des nombres. Quand on compte des bâtons,

chaque bâton est une unité, Mademoiselle..

Qu'est-ce que je viens de dire?

L'ÉLÈVE
"Une unité, Mademoiselle! Qu'est-ce que je viens de dire?"

LE PROFESSEUR
Ou des chiffres! ou des nombres! Un, deux, trois quatre,

 cinq, ce sont des éléments de la numération Mademoiselle.

L'ÉLÈVE, hésitante.
Oui, Monsieur. Des éléments, des chiffres, qui sont des bâtons

, des unités et des nombres...

LE PROFESSEUR
A la fois... C'est-à-dire, en définitive, toute l'arithmétique elle-même est là.

 

L'ÉLÈVE
Oui, Monsieur. Bien, Monsieur. Merci, Monsieur.

LE PROFESSEUR
Alors, comptez, si vous voulez, en vous servant de ces éléments...

additionnez et soustrayez...

L'ÉLÈVE
, comme pour imprimer dans sa mémoire. Les bâtons sont bien

des chiffres et les nombres, des unités?

LE PROFESSEUR
Hum... si l'on peut dire. Et alors?

L'ÉLÈVE
On peut soustraire deux unités de trois unités,

mais peut-on soustraire deux deux de trois trois?

 et deux chiffres de quatre nombres? et trois nombres d'une unité?

LE PROFESSEUR
Non, Mademoiselle.

L'ÉLÈVE
Pourquoi, Monsieur?

 

LE PROFESSEUR
Parce que, Mademoiselle.

L'ÉLÈVE
Parce que quoi, Monsieur? Puisque les uns sont bien les autres?

LE PROFESSEUR
Il en est ainsi, Mademoiselle. Ça ne s'explique pas.

 Ça se comprend par un raisonnement mathématique

 intérieur. On l'a ou on ne l'a pas.

L'ÉLÈVE
Tant pis!

LE PROFESSEUR
Écoutez-moi, Mademoiselle, si vous n'arrivez pas à comprendre

profondément ces principes, ces archétypes arithmétiques,

 vous n'arriverez jamais à faire correctement un travail de polytechnicien.

 Encore moins ne pourra-t-on vous charger d'un cours à l'École polytechnique...

 ni à la maternelle supérieure Je reconnais que

ce n'est pas facile, c'est très, trèS abstrait... évidemment... mais comment pourriez vous arriver, avant d'avoir bien approfondi les éléments premiers, à calculer mentalement combien font, et ceci est la moindre des choses pour un ingénieur moyen -- combien font, par exemple, trois milliards sept cent cinquante-cinq millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille deux cent cinquante et un, multiplié par cinq milliards cent soixante-deux millions trois cent trois mille cinq cent huit?

 

L'ÉLÈVE, très vite.
Ça fait dix-neuf quintillions trois cent quatre-vingt dix quadrillions deux trillions huit cent quarante quatre milliards deux cent dix-neuf millions cent soixante-quatre mille cinq cent huit...

LE PROFESSEUR, étonné.
Non. Je ne pense pas. Ça doit faire dix-neuf quintillions trois

 cent quatre-vingt-dix quadrillions deux trillions huit cent

quarante-quatre milliards deux cent dix-neuf millions

 cent soixante-quatre mille cinq cent neuf.,.

L'ÉLÈVE
... Non... cinq cent huit...

LE PROFESSEUR, de plus en plus étonné calcUle mentalement.
Oui... Vous avez raison... le produit est bien...

 (il bredouille inintelligiblement)....quintillions, quadrillions,

 trillions, milliards, millions... (distinctement.) ...

cent soixante-quatre mille cinq cent huit... (stupéfait.)

 Mais comment le savez-vous, si vous ne connaissez pas

 les principes du raisonnement arithmétique?

 

 

L'ÉLÈVE
C'est simple. Ne pouvant me fier à mon raisonne ment,

j'ai appris par coeur tous les résultats possibles de

 toutes les multiplications possibles.

  Hebergeur d'image

 

 

17 octubre

Tout un mois d'Octobre

      Hebergeur d'imageTout un mois d’Octobre

Tu es parti en me laissant toute seule

Avec mon amour.

J’ai accepté dans un bonheur douloureux,

Cette épreuve.

Je désire qu’elle me rende pour toi

Passionnément raisonnable.

Dans cette solitude intérieur

J’apprendrais à me connaître.,

Cet amour en trente leçons,

Je serais ton élève attentive,

Je veux être reçue à l’examen d’entrée.

Sous ces feuilles mortes de tout ce mois,

Se prépare un beau printemps.

               Hebergeur d'image  Cathy Oct 1980                      

14 octubre

" la Chaise Ecléctique " Pascal Martin


             

     " Chaise Ecléctique "

 

 

                           Monologue mobilier                             de Pascal MARTIN                                  

 

                Ca y est, il sont tous partis. J’ai entendu le claquement sec de la porte de l’entrée des

artistes. Je suis toute seule sur la scène, il ne reste que moi dans le théâtre. C’était

une belle journée. La première répétition d’une pièce sur scène, c’est le jour que je

préfère. Tout le monde est là, le régisseur, les comédiens, le metteur en scène,

l’éclairagiste. Aujourd’hui, il y avait même l’auteur. Tout le monde était impressionné,

vous pensez ! Moi aussi j’avais le trac ! Il ne faudrait pas que mon dossier cède ou

que je perde une patte en pleine scène d ‘émotion ça la ficherait mal !

C’est sur le coup des 9h00 heures que le régisseur est arrivé. J’ai tout de suite senti

qu’il allait se passer quelque chose de spécial aujourd’hui. Il a ouvert toutes les

loges, il a allumé les lumières de service. S’il y a bien une chose que je déteste, c’est

d’être réveillée par les lumières de service. Moi au réveil, je ne suis pas à mon

avantage, alors être exposée à cette lumière blanche, je trouve ça d’un agressif !

 

Enfin, après il est monté à la régie et il a envoyé deux ou trois projecteurs de

couleurs et là, tout de suite, je me suis sentie mieux. Un projecteur ambre ça fait

bien ressortir la patine de mon bois. Pour être chaise, on en est pas moins

coquette…

La troupe est arrivée vers 10h00 heures. Ca c’est un moment intense. Le grand

vaisseau vide s’anime de bruits, de cris, de couleurs, d’agitation. Des accessoires,

des costumes, des bouts de décors envahissent la scène. La magie commence à

opérer, un monde est en train de naître devant moi. Et ça s’apostrophe, ça plaisante,

ça chahute, ça s’extasie, ça saute, ça court, ça déclame… et moi ça me fait vibrer

mes vieilles fibres. J’étais bien placée sur la scène, juste à la sortie de la coulisse

jardin, alors il y en a un qui m’a prise et m’a posée juste à l’avant-scène. La j’ai tout

de suite senti que j’allais répéter avec eux. Si mon bois n’avait pas été sec depuis si

longtemps, je crois que j’en aurais versé une petite larme d’émotion. Je ne suis pas

de bois…

Ils se sont tous installés dans les loges, ils ont rangé la scène puis ils ont installé du

décor et ils sont partis déjeuner. Je croyais qu’ils allaient me ranger en coulisee,

mais non, j’étais toujours là, sur scène. Il y avait aussi une table, un guéridon et un

fauteuil. Inutile de dire, qu’ils ne m’ont pas adressé la parole. Vous pensez ! Ils font

partie du spectacle eux. Ce sont des artistes. Moi je ne suis que la vieille chaise de

coulisses, juste bonne à dépanner et surtout à rester dans l’ombre. En attendant j’en

ai profité, j’ai pris des poses avantageuses et je me suis même fait le monologue

d’Hamlet : Hêtre ou ne pas hêtre…

C’est en début d’après-midi que les choses sérieuses ont commencé. Ils sont tous

revenus pour le premier filage. D’abord un petit échauffement tous ensembles.

Normal. Moi je n’ai pas participé, les changements de température, ce n’est pas bon

pour mes jointures. Et ensuite on a attaqué la pièce. C’est un texte d’un auteur

contemporain, mais c’est bien quand même. Pas de la grande littérature, c’est sûr.

 

Mais ça se tient. Et puis il y a un beau rôle de chaise. Ce n’est pas si souvent. Ca les

lits, les canapés et les placards, ils ont la vedette au théâtre, mais nous ! A part

Ionesco qui nous à rendu hommage, on ne peut pas dire que nous soyons très bien

servies au théâtre.

Vers cinq heures on a fait une pause pour prendre de thé. Et c’est là que j’ai eu un

coup au moral. J’ai vu arriver LA chaise. Celle qui allait jouer. Belle, neuve et bien

protégée dans un emballage plastique. Oh je me doutais bien, que je ne serais pas

de la représentation. Une vieille chaise comme moi, un peu bancale avec le verni

écaillé et le dossier de guingois, ça se contente de jouer les utilités en répétition. Ca

ne participe pas au spectacle. Mais moi j’aurais aimé faire encore quelques

répétitions, voir le jeu s’affiner, la mise en scène se préciser, le spectacle prendre

corps. J’ai bien vu comme ils ont eu un sourire mauvais les autres en voyant ma

mine déconfite. Surtout les fauteuils d’orchestre, ces gros prétentieux bourgeois et

suffisants. N’empêche, moi j’ai une vie, je bouge, je m’exhibe,

je me mets en

danger ! Je ne suis pas attachée et alignée au garde à vous avec mes congénères

ventripotents. Je participe à la création moi ! J’ai été le trône de Richard III, le balcon

de Juliette, le cheval de Don Quichotte, le fauteuil du Malade Imaginaire… Je suis

une saltinbanque moi !

Il y a encore du travail sur la pièce. Jusqu’à huit heures on a répeté des scènes.

Finalement, LA chaise du spectacle est restée en coulisses. Le metteur en scène, ne

voulait pas l’utiliser en répétition pour ne pas l’abîmer. Alors là ça m’a bien fait rire,

quand on fait du théâtre, on s’expose, on se dénude, on s’offre. On ne reste pas

emballé comme un bibelot. Bref, j’en ai bien profité de cette répétition et j’ai fait de

mon mieux pour aider les comédiens. Moelleuse dans les scènes d’amour, rigide

dans les scènes de disputes, bancale dans les scènes de trahison. Je crois qu’on a

tous bien travaillé. J’étais plutôt content d’eux pour une première répétition sur

scène.

Vers dix-heures il ne restait plus que le metteur en scène, l’éclaiagiste et le

régisseur. Ils ont réglé les lumières. J’avoue que là je ne suis d’aucune utilité. Il ne

faut pas croire, je sais rester à ma place. C’est l’échelle qui prend la place sur scène.

Quelle pimbèche celle-là ! Et vas-y que je me déplie, et que je m’étire et que je fais

des grandes emjambées. On déplace le décor pour elle, on la tient, on la porte avec

précaution… Enfin il faut bien que tout le monde ait son quart d’heure de gloire…

Voilà, il est minuit, il sont tous partis. Je vais me reposer parce que demain on remet

ça, la première est dans une semaine. Je crois que je vais bien dormir.

Vous savez

ce que c’est mon rêve ? C’est d’aller à la Comédie Française et d’y passer la nuit…

avec le fauteuil de Molière…

Fin

    ÉtoileMerci de respecter les droits des auteurs afin que les troupes et le public puissent toujours profiter de nouveaux textes.    

 Retour de mon ancien billet habillé différemment pour me motiverMalade....!!!!????

 
 
11 octubre

Mes Amours....C'est bête hein !?


 

 

" Bon Anniversaire...

 

 

 

Soline et Gabin !!

Mes Amours…C’est bête Hein !? "

 

 
04 octubre

Poème de l'amiité....Sergio

 

Quand l'horizon n'est qu'image de pluie

Quand à certains moments je m'ennuie

Il m'arrive de penser à ton amitié

A celle que tu me donnes sans compter

Elle vient m'apporter un rayon de soleil

Elle met du bleu dans mon ciel

Grâce à elle, il fait beau dans mon coeur

Etre ton ami, c'est le bonheur.

                                                              Sergio...Merci